streisand

E-réputation, le nouvel enjeu des marques.

Aujourd'hui, personne n'échappe à Internet, les personnalités et les marques non plus. Tout le monde laisse sa trace, une partie de lui sur ce moyen de communication de moins en moins nouveau. Mais connaissons-nous vraiment l'impact de ce que nous faisons sur la toile?

 

quand le contrôle nous échappe

Cette trace que nous laissons, que nous soyons une entreprise ou un particulier, c'est notre identité numérique. Une identité choisie. Une photo, un article… toutes informations que nous délivrons font partie de cette identité. Jusque là, pas de problème, on contrôle. Par contre, quand les internautes s'en mêle, c'est toute une autre histoire. Plus personne ne maîtrise. Les commentaires et les pensées des autres sont hors contrôle. Cela rentre dans notre e-reputation. Un particulier lambda n'aura pas forcément cette préoccupation, mais pour les entreprises cela peut devenir un vrai problème.

“L'e-réputation doit être surveillé” by @eni_kao


Vous ne me croyez pas? Alors, prenons quelques exemples.

 

quand l'internaute contre attaque

Tout d'abord, parlons un peu de l'affaire Streisand quand en 2003, la chanteuse et actrice américaine Barbra Streisand a porté plainte contre le photographe Kenneth Adelman, car il avait publié une photo de sa villa spectaculaire sur la côte de Malibu. Elle a même réclamé plus de 50 millions de dollars pour violation de vie privée. Le public s'est immédiatement emparé du sujet, multipliant les publications avec cette photo, 420 000 fois selon l'express.

Depuis quand un organisme ou quelqu'un essai de dissimuler quelque chose par des mesures légales ou autre et que cela provoque le contraire, nous parlons d'effet Streisand. Voilà pourquoi l'internaute à le pouvoir.

 

quand l'arme évolue

Nous pouvons aussi voir que tout peut déraper sans que personne ne bouge de son canapé. Avant pour lancer une attaque, il fallait préparer son armée et aller sur-le-champs de bataille. Maintenant quoi de mieux que de rester confortablement installé. Ce type d'attaque est le slacktivisme.

Avançons dans le temps et retrouvons nous en mars 2010, quand cette fois-ci un organisme s'en prend à une entreprise. Greenpeace découvre que Nestlé achète de l'huile de palme alors que sa récolte provoque une destruction de la forêt indonésienne et, avec ça, celle de l'habitat naturel de populations locales et de nombreuses espèces animales parmi lesquelles des orangs-outangs.

Pour sensibiliser le public, l'ONG va donc parodier le produit KitKat en gardant la signature “have a break” (faites une pause). C'est ainsi que naquit Killer avec un site et une campagne de publicité pour exiger que le groupe suisse marque une pause dans sa participation à la destruction de la forêt indonésienne.

Nestlé essaye de contre-attaque Greenpeace, mais il est déjà trop tard, Internet s'est emparé de l'affaire, l'effet Streisand est déjà en marche.

Alors qui a vraiment le contrôle?